La grogne des grognons
Des raisons de se plaindre de la présidence de Nicolas Sarkozy, il y en a plein. J'attendais l a révolte, que l'opposition s'organise. Je ne pensais pas que sous le règne de Nicolas Sarkozy, je serais contre une manifestation.
La semaine dernière, j'étais en reportage sur la manifestation des étudiants à Bastille. Il y a quelques mois, j'étais encore étudiante, je ne m'attendais pas à un tel contraste et à autant d'incompréhension.
Ces jeunes, pas plus de cinq cents, manifestaient contre la nouvelle loi sur l'autonomie des universités, mise en place cet été par Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Leur crainte: l'arrivée des capitaux privés dans les facs. Bien. C'est vrai qu'il y a des craintes à avoir. Quand Total subventionnera les études sur la Birmanie, gare à la censure! Et c'est ce genre d'arguments auxquels je m'attendais. Mais en fait, pas du tout!
Les arguments des étudiants: "les entreprises choisiront les domaines où y a de l'emploi et négligeront celles où y a pas de débouchés!" Alors je leur réponds: "vous ne pensez pas que l'université soit l'endroit pour apprendre un métier? Que c'est bien aussi d'avoir des débouchés à la sortie?"
Et là, des caricatures: "L'université n'est pas l'endroit pour apprendre un métier, l'université, c'est pour penser, c'est pour s'émerveiller"...
Je ressors de cette manifestation perturbée et effrayée, entre temps un manifestant a donné un coup de boule au cameraman qui m'accompagnait.
La semaine dernière, j'étais en reportage sur la manifestation des étudiants à Bastille. Il y a quelques mois, j'étais encore étudiante, je ne m'attendais pas à un tel contraste et à autant d'incompréhension.
Ces jeunes, pas plus de cinq cents, manifestaient contre la nouvelle loi sur l'autonomie des universités, mise en place cet été par Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Leur crainte: l'arrivée des capitaux privés dans les facs. Bien. C'est vrai qu'il y a des craintes à avoir. Quand Total subventionnera les études sur la Birmanie, gare à la censure! Et c'est ce genre d'arguments auxquels je m'attendais. Mais en fait, pas du tout!
Les arguments des étudiants: "les entreprises choisiront les domaines où y a de l'emploi et négligeront celles où y a pas de débouchés!" Alors je leur réponds: "vous ne pensez pas que l'université soit l'endroit pour apprendre un métier? Que c'est bien aussi d'avoir des débouchés à la sortie?"
Et là, des caricatures: "L'université n'est pas l'endroit pour apprendre un métier, l'université, c'est pour penser, c'est pour s'émerveiller"...
Je ressors de cette manifestation perturbée et effrayée, entre temps un manifestant a donné un coup de boule au cameraman qui m'accompagnait.
Libellés : étudiants, manifestations