lundi 8 janvier 2007

Les Enfants de Don Quichotte en campagne

Un joli conte ou plutôt un joli coup médiatique pour Les Enfants de Don Quichotte qui ont réussi à imposer la situation des Sans Domicile fixe comme thème de campagne. Et c’est difficile de ne pas faire le rapprochement entre la charte du Canal Saint Martin, pétition pour l’accès de tous à un logement et le pacte écologique de Nicolas Hulot. Un nouveau modèle est né pour influencer dans la campagne électorale : médiatiser un fait de société pour forcer la main, aujourd’hui au gouvernement, demain aux candidats à l’élection présidentielle. De Jacques Chirac à Ségolène Royal, en passant par Nicolas Sarkozy, presque tous les hommes politiques se sont emparés du sujet. Et c'est déjà une sacrée réussite!

Quant à installer durablement le thème des sans-logis au centre d’une politique, rien est moins sûr. La loi qui sera présentée dans quelques jours sur le droit au logement opposable est en effet difficilement applicable : On compte environ 86 000 sans logis en France pour 7500 logements construits en 2005. Et cette loi n’imposera pas la construction de nouveaux logements. A prévoir, donc, de sérieux embouteillages dans les tribunaux administratifs.

Mais qui s'en préoccupe, l'heure est aux promesses électorales...

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jeudi 30 novembre 2006

La mer, le soleil, et les pauvres...

Reportage aujourd'hui à Saint-Raphaël sur la Côte d'Azur. Au programme, ni les femmes siliconées, ni les propriétaires de grands bâteaux. Non, nous sommes allés voir une association qui se met au service des SDF (Sans Dominicile Fixe) de la ville, mais aussi des personnes qui sont au bord, à la frontière entre la vie normale et la grande misère.

Une structure organisée autour de cinq associations, laïques mais d'inspiration chrétienne. Des associations qui veulent créer du "tissu social". Une ambiance très chaleureuse malgré la misère, et des bénévoles qui consacrent jusqu'à huit heures par jour à ce foyer d'accueil. Un très beau travail est fait dans cette structure, même si les responsables associatifs ne sont pas naïfs. Ils ont décidé de ne pas faire tout le travail, en ce qui concerne le retour dans la vie active. Pour laisser une part du travail à l'Etat, qui selon eux, ne doit pas fuir ses obligations.

C'était dans une ambiance genre "Dieu m'a donné la foi", mais de gauche à mon avis. Le responsable de l'association a critiqué le libéralisme qui empêche l'Etat de venir en aide aux plus démunis, mais m'a assuré qu'il n'y avait rien de politique dans tout ça.

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